mardi 11 novembre 2008

I doser

Se plonger dans un état second, être dans le noir, et fermer les yeux, penser, se sentir tourner, et puis voler... On peut voyager sans bouger de son lit, on sent son corps dans le lit, mais l'esprit est dans les airs, dans les nuages, on voit ce qui se passe à des kilomètres de nous, mais pourtant on sent les sensations de là où l'on se trouve... Oui c'est très bizarre, mais c'est pourtant ce dont je suis capable de faire, quand j'ai envie de voir quelqu'un sans que cette personne le sache. Je le fais toujours durant la nuit, je peux ainsi regarder les gens dormir. Et quand je veux contempler une déesse, je m'assois sur son lit, regardant son visage endormit, et je la regarde, caressant ses cheveux et son visage... Elle ne sent rien ou alors ça la chatouiller et crois que ça la gratte tout simplement. Si la personne n'est pas complètement endormie, elle peut ressentir ma présence sans me voir, et ça m'amuse de jouer comme ça. Et je peux aussi découvrir l'endroit où vivent les gens, avant même d'y être allé pour la première fois. Il faut juste que je me plonge dans mon subconscient... C'est comme si je faisais un rêve réel.

Dernière trouvaille donnant des sensations totalement inattendues, une drogue, qui ne se fume pas, qui ne se boit, qui ne se mange pas, qui ne se respire pas... Une drogue qui s'écoute, et sans conséquence pour nous, créée par une université américaine, ça s'appelle i-doser, en téléchargement sur le net, des sons d'environs 30min ou 1h, donnant diverses sensations selon la "dose" demandée. Le principe est le même que pour moi quand je cherche à voir quelqu'un, on se plonge dans le noir, on ferme les yeux, ensuite il faut du calme, et il faut écouter ces "doses". Et les sensations arrivent au fur et à mesure du son... Je suis en plein testage de cette drogue.

Il faut être plongé dans les sons, vraiment être dans le noir, le calme, et les yeux fermés, et se sentir envahie par ces sons, et puis des sensations diverses (en rapport avec la "dose") se présentent à nous, notre cerveau est stimulé par ces simples sons. On est pris dans une tornade, on voudrait en sortir, et rien de plus simple, il suffirait d'ouvrir les yeux, et d'allumer la lumière. Mais l'envie de continuer est si grande, et puis c'est si dur d'ouvrir les yeux, cette envie de continuer cette "drogue"...

Exemples de sensations : Avec la drogue "Orgasm", au bout de quelques minutes j'avais l'impression qu'une femme jouissait à côté de moi, j'étais en érection et en plus j'avais l'impression qu'on me caressait, je bougeais dans tous les sens dans mon lit, car j'étais bien. "hand of god" m'a fait déprimer bien plus que je le suis en ce moment, au point d'avoir l'impression de crever, un vide à l'intérieur de moi, et rien pour le combler. Je testerai d'autres "doses" du genre "absinthe" "lsd" "opium" "alcohol" ou encore "lucidream" etc...

Cette drogue me rappelle un peu la scène du film "Demolition man" avec Sylvester Stalone, où la femme flic fait "l'amour" avec Sylvester Stalone mais en virtuel, y'avait les sensations, mais c'était pas réel, ça doit surement être la deuxième prédiction de ce film ^^ Car déjà il parlait d'Arnold Schwarzenegger président (et il est tout de même gouverneur de la Californie), et puis maintenant des sensations virtuelles... Alors maintenant est-ce que le virtuel c'est mieux que le réel? Heu... La réponse est déjà toute faite pour moi, bah oui! Vous préférez quoi, un poster de votre fantasme sexuel ou la votre fantasme sexuel en réel avec vous? Bon bah voilà je pense que c'est un peu pareil pour cette "drogue" virtuelle, vaut peut-être mieux une bonne cuite au rhum plutôt qu'une simple sensation...

Une drogue probablement digne de Lewis Carroll...

"I don't like the drugs but the drugs like me..."

jeudi 6 novembre 2008

Soleil immonde


Et le soleil qui me dit merde, me laissant dans cette déprime. Il pleut, il fait gris, il y a encore quelques semaines de cela, le temps m'importait peu, je ne le voyais plus, pour moi il faisait toujours beau, même sous la pluie, le vent et l'orage... Et puis le temps a voulu faire savoir qu'il existait toujours, il a eu raison, j'avais oublié qu'il existait, j'étais aveugle, non, j'avais des œillères que je n'ai pas envie de retirer d'ailleurs...

Et puis la musique et les films qui me disent merde à leur tour, déprimants, noirs et sans pitié... Comme si on vous jetez de la glace au visage, comme si on ralentissait votre corps, qu'on lui planté un pieux de verre dans un cœur de glace, devenir une loque froide et l'impression de ne rien faire pour que ça s'améliore.

S'enfoncer dans une baignoire, couler à pique au plus profond, dans un bain rempli d'eau froide et de glaçons, retenir sa respiration, et du sang partant d'un poignet... Et enfin ouvrir les yeux, voir une tortue ou une raie géante passer au dessus de ma tête... "Allongés sous les vagues, loin des bruits de la plage" comme nous dirait un certain Renaud.

La solitude brise ma voix rauque, la solitude ça ne se décrit pas... Un seul être vous manque est tout est dépeuplé, phrase si connue, mais pourtant si réelle... Le monde devient chaos à ses yeux et la vie n'est plus rose, mais noire. La négligence de se sustenter, la peur de s'endormir et les larmes aux yeux chaque matins, les horloges trahissent le temps, il devient plus long chaque secondes, alors qu'avant il était plus court. Et puis le moindre bruit devient torture de la goutte d'eau, alors que le silence devient torture de l'âme.

L'impuissance devant une dépression, une routine ennuyante qui se réinstalle, comme un virus dans un pc, et avast ne peut pas le supprimer, normal avast s'est désinstallé du pc, il a quitté le vieil ordi pourri et plus assez performant... Les virus rentrent un par un dans le vieil ordi, jusqu'à le détruire complètement de l'intérieur.

Et regarder le sol, seul ami qui nous comprend réellement, et qui tente de nous faire tenir debout, il te laisse marcher sur lui, sans rien te dire, il te regarde triste comme un macadam et joyeux comme une forêt. Et une branche d'arbre ou un panneau te font rappeler qu'il faut toujours regarder devant soi, là où l'on marche, mais aussi devant soi, mais on préfère après une baffe d'une branche d'arbre s'écrouler car tellement plus simple et plus lâche, plutôt que de rester debout et bomber le torse, beaucoup plus dur... Ne plus savoir sur quel pied marcher...

Plus rien n'a de valeur, on ne donne plus cher de sa propre tête, peu importe on essaye pas de la sauver, de toute façon elle ne sera plus sur les photos... Marcher dans l'ombre et peu importe où aller, tu es perdu dans un labyrinthe, et le fil d'Ariane et coupé, impossible de sortir, à moins de laisser un peu de mou, mais les gens rient autour de toi, comme si c'était normal de rester piégé comme le minotaure, ils rient et ne voient pas que ton sourire cache des larmes...

J'ai envie de rouler et de jamais m'arrêter, tout en écoutant de la musique, et voir les paysages que j'aime et que j'ai aimé...

"...t'en fais pas c'est pas la fin du monde..."

mercredi 5 novembre 2008

Danse macabre


Tournent autour du feu, les hommes et femmes dansent dans un rire démoniaque et sans insouciance, la lumière de leurs yeux, deviennent perles de la mort. Les étoiles brillent dans ce ciel sans nuage, chant du moyen-âge, et peur de l'an mille.

Ils dansent, ils chantent, ils boivent, ils baisent, ils fument, ils mangent, ils rient... Une orgie et toujours autour d'un feu de plus en plus grand, de plus en plus brulant, et sortant des flammes de l'enfer, des démons, des esprits et des squelettes, venant danser avec la vie, avec les humains.

Ils se tiennent la main entre squelettes et humains, ils dansent et tournent autour du bûché, d'une femme en train de brûler. Du sang cramé et de la fumée, elle crie sa peine, sa douleur et son désespoir, elle ne sait pas ce qu'elle fait ici, elle meurt sans comprendre ce qu'il se passe, juste victime d'un sacrifice.

Accrochés aux branches des arbres, les yeux rouges des corbeaux regardent cette scène nocturne avec silence, cette danse macabre, de la vie et de la mort, la folie s'emparant de l'homme, cette danse de satan, selon la bible...

C'est lâche de danser avec la mort...

mardi 4 novembre 2008

Les larmes d'un clown


Fumée de cigarette trahie par les lumières tamisées, atmosphère glauque, quelques inconnus qui parlent, et le barman nettoyant ses verres avec un vieux torchon. Des moquettes rouges bordeaux sur les murs, des vieilles peintures réalistes prenant la poussière.

Assis au coin d'un bar, la nuit tourne dans ce verre de rhum. Du maquillage en forme de lévres sur le verre. La main, tenant ce verre, tremble. Le désespoir et l'ennui, du maquillage coulant le long de ses joues, il pleure... Un clown qui pleure seul dans son coin, un clown sans sourire, il noit son désepoir dans l'alcool. Les couleurs vives se tranformant en couleurs sombres.

Il a mal, il a peur, il ne veut plus sourire, il n'arrive plus à faire sourire, il fait pitié à voir, et fait pleurer les gens quand on le regarde. Un clown déchu, sans âme, un corps froid et meurtri... Personne ne peut l'aider et pourtant tous le voudraient, mais il n'en fait qu'à sa tête, impuissance face à la dépression...

Qu'y a-t-il de plus triste qu'un clown qui pleure?

dimanche 2 novembre 2008

Un peu d'égoïsme, malchance et mois de merde

Ca fait pas de mal de temps en temps, même si je déteste ça, enfin bon peu importe, je fais entorse à ma propre règle et je vous merde.

Un don du sang, je sauve peut-être la vie de quelqu’un, oui en attendant que je me reprenne un arbre, ou une biche, en pleine face sans me louper… Une tension de 11.4 et un battement de cœur de 56. « Vous êtes sportif ou dépressif ? » qu’elle me demande… « Les deux » que je lui réponds, elle me regarda d’un air triste… Oui j’ai mal et alors ? On s’en fout…

J’ai décidé de partir en Australie, j’en rêve depuis l’année dernière, mes cv et lm sont donnés, et puis de toute façon peu importe j’irai après le BTS, que je l’ai ou pas, j’irai, et je ne pense pas revenir de suite en France, depuis le temps que je veux quitter ce pays qui me fout la gerbe… J’ai besoin de décompresser. Ma grand-mère revient de ce pays, j’ai regardé avec elle plus de 500 photos, mon dieu, faut que je parte, c’est sur… Qui m’aime me suive ? Personne ? Tant pis…

Et puis un p’tit roman en préparation, un cadavre exquis qui prend forme, entre 50 et 100 pages de prévu, ne croyez pas que c’est si simple...

Ma vitre de voiture explosée au bon matin, youpi…

Sortir de l’argent encore plus qu’avant, me faire plaisir en fringue et en conneries, et le concert d’ACDC, avec Maxou, qui se prépare pour février. Mais sortir de l’argent pour réparer et payer des malchances, je ne crois ni à la chance, ni à la malchance…

Quand à un couteau qui me siffle aux oreilles, pour un simple coca. Lâches et quand on leur tient tête ils rigolent moins… Calme et sanguin, trop calme, même devant un couteau… Je ne baisserai pas mon futal pour ta gueule…

Je ne sais plus où je suis, j’ai envie de m’enfuir, ou d’oublier qui je suis, j’aurais pu mourir deux fois en une soirée, et personne ne s’en serrait rendu compte… Je n’ai pas peur de mourir, mais la douleur me fait souffrir, et je déteste souffrir… On perd espoir, on perd sa religion et la mort est beaucoup plus agréable à la douleur…

Dans quel état j’erre ?

jeudi 30 octobre 2008

Le Yéti en Amazonie


En lisant un magasine genre science et vie… Il parait (je ne sais pas si c’est une légende) qu’en Guyane Française, dans la forêt Amazonienne, proche du Brésil, il y aurait des espèces de Bigfoot, les gens habitant dans ces régions se réfère a eux en disant « les gens de là-haut », seulement on ne les a jamais vu pour l’instant, et à la frontière, les brésiliens parlent aussi de ces « gens de là-haut ».

Ca me fait penser à ces « on dit » qu’il y aurait encore des Néandertaliens (excusez l’orthographe…) sur terre, dans certaines parties de la forêt Amazonienne… Ca serait étonnant non ? Ce n’est pas impossible, mais si c’est le cas, et si on les trouve, là ce sera moins marrant, car je les plaindrais… Les hommes Homo-Sapiens, traiteraient les hommes de Neandertal comme des animaux, pour les envoyer dans un zoo, au regard de tous le monde, qui payerai de quelques pièces pour s’amuser à regarder l’homme apeuré. Ou alors les scientifiques se serviraient d’eux pour faire des expériences en tout genre, histoire de faire accroitre la connaissance, je dirai plutôt la connerie humaine…

Ainsi étonnant soit-il, on parle de ces « on dit » ou légendes locales, au moment des déforestations, en particulier en Amazonie… Vous souvenez vous, il y a quelques mois, on parlait de d’une nouvelle tribut indigène, découverte en Amazonie… Ils étaient restés, comme à l’époque des Aztèques, Mayas, et Incas en tout genre… Ils ne connaissaient pas la technologie, effrayé par un avion, ils l’attaquaient complètement paniqués. Alors que la plupart des tributs indigènes connaissent la technologie, eux non… Imaginez le jour où ils vont avoir des hommes blancs très con devant pour les faire chier et les déloger histoire de vendre du bois… Ces indigènes ne connaissent pas le monde déchu par la connerie humaine, et tant mieux pour eux.

Imaginez ce que peut faire la déforestation, le Bigfoot va se déplacer en ville pour trouver des arbres, et prendre ses quartiers dans un parc de New York, car il y en a plus dans la forêt. Et le climat changeant, la fonde des glaces va obliger le Yéti à bouger sur le point le plus haut du Mont Everest. Des régions devenant aride, le monstre du Loch Ness va se dessécher au fond de son lac, ou alors tenter de ramper jusqu’à la mer, pour devenir un monstre marin. Et puis le père Noël viendra nous donner des cadeaux, en lunettes de soleil short et tong, comme dans l’hémisphère sud, ou alors il habitera en Antarctique.

Autodérision…

mercredi 29 octobre 2008

Coluche : l'histoire d'un mec...


Depuis le temps que j’attendais la sortie du film « Coluche : l’histoire d’un mec… », eh oui je suis fan de Coluche, je suis enfin allé voir le film au cinéma, samedi dernier, avec deux de mes potes. En plus, c’était l’occasion de tester le cinéma de Chartres « les enfants du paradis », car il a été refait.

Un film qui m’a pris dès le début, un film qui m’a touché, ému… Un film qui m’a foutu les larmes aux yeux, un film poignant et sombre, un film sur un homme qui voulait rendre la France et le monde bien plus vivable.

Antoine De Caunes signe un film excellent et de très grande émotion, François-Xavier Demaison joue Coluche d’une justesse a couper le souffle, je reste sur le cul devant ce film…

Le film terminé, je n’avais plus qu’une envie, c’était de mourir, c’est un compliment voulant dire que le film m’a vraiment touché…

Je ne sais comment vous donner envie d’aller voir ce film, mais que vous soyez fan ou pas de Coluche, allez le voir, précipitez-vous dans les salles rien que pour ce film.

dimanche 26 octobre 2008

Welcome pub

Assis au coin d'un bar, il est 23h, les noctambules sont là, ne se souciant pas du jour, la fête, l'alcool, le rire, et la joie de vivre font partit d'eux... Moi, les contemplant, songeur...

Un débat, entre nous trois (Maxime, Gaëtan et moi)…

Quand trois filles nous accostent, trois filles que nous ne connaissions pas, oui… Mais pas des filles comme les autres :

-la première, Sabrina, 37 ans, divorcée, 1 enfant, serveuse dans un bar de Chartres.
-la deuxième, Véronique, 43 ans, divorcée, 3 enfants, serveuse dans un bar de Chartres.
-la troisième, Agnès, 20 ans, maquée, pas d’enfant ; serveuse dans un bar de Chartres.

Des femmes adorables, un peu saoul pour Sabrina et Véronique, mais elles nous ont offert à mes potes, et à moi, un rayon de soleil dans la nuit. Comme un chemin à suivre, dont je ne prendrai pas la route tout de suite. Mais elles savaient lire chaque individu, elles voulaient connaître les mystères qui rongeait chacun de nous.

Que font trois jeunes dans un bar, réunis autour d’un verre, 1664 pour l’un et Smirnoff pour les deux autres… Buvez des cocktails, ça plait aux filles, et puis appelez des potes, des copines, faut faire la fête, pourquoi vous n’êtes pas en boîtes ?! La vie est une chienne, on en a qu’une, alors faut s’amuser ! Vos potes ne dorment pas, j’y crois pas, alors appelez-les, et puis vous avez fini de boire ? Bon je vous offre la même chose. Vous faîtes quoi ce soir ? Vous rentrez ???!!! Mais attendez ! Venez en boîte avec nous ! C’est le début de vos vacances, et vous allez vous couchez, vous branlez et dormir ???!!! Non ! Venez en boîte avec nous !

Elles avaient peur de nous faire peur, au contraire, elles étaient très accueillantes. Me faisant rire, elles décryptaient chacune de nos personnes. Comment faisaient-elles ? L’expérience mon p’tit gars, l’expérience…

Toi, tu es beau, et à voir ton regard, tu es triste malgré ton sourire. Une Smirnoff dans ta main, tu dois avoir une peine de cœur, une douleur énorme, tu étais fou amoureux, tu sais les filles y’en a des millions sur terre, même si c’est celle-ci que tu veux, bah si elle ne veut plus de toi, c’est qu’elle n’en vaut pas la peine, et arrête ta dépression.

Toi, je te prendrais dans mon lit, tu as les bras fermé, tu n’es pas ouvert aux autres, tu ne parles pas, ouvre-toi, affirme-toi et parle ! Tes mains, faut savoir quoi en faire, mets toi à l’aise comme ton pote. On ne va pas te violer, on est vos mamans ce soir.

Toi, tu as des lunettes, retire-les, voilà ! Tu es plus beau sans ! Ça change tout ! Tu es timide, les filles aiment les mecs timides.

Univers nocturne, conversation interminable, et tant mieux, je suis dans mon monde, accoudé à un bar, parlant avec des personnes franches, sans complexe, une rage de vivre. Un contraire de moi sur ce dernier point, mais pour le reste elles me ressemblent énormément, j’ai l’impression de me retrouver moi dans 15-20ans, et dans le sexe féminin.

La vision féminine de la vie, la vision sexuelle de la femme, elles en parlaient toutes les trois, et sans complexes. Drôles d’expériences, mais toujours bon à savoir, amusez-vous qu’elles nous disent, mais en fait elles étaient comme nous à notre âge, mais elles donneraient tellement de choses pour revenir à notre âge.

Et puis vous vouliez, qu’on aille en boîte, pas aujourd’hui, mais peut-être samedi prochain, car on remet ça. Véronique, où sont tes filles de notre âge ? Tu nous dis qu’elles ne sont pas comme nous, peut-être, j’en sais rien, j'donne ma langue au chagrin…

« Tirez-vous de la France, toi c’est bien tu pars en Australie, mais vous, barrez-vous »

Vous avez mis un rayon de soleil dans la nuit, et un sourire sur mes lèvres, échange de numéro avec Agnès, et puis on se reverra peut-être samedi prochain, pour parler de tout et de rien, de l'univers et de ce qu'il contient...

Elles se revoient 20 ans plus tôt, ça me fout le cafard, à couper aux couteaux…

samedi 25 octobre 2008

Pomme acide

Et elle tomba, morte…

Roulant depuis sa main ouverte comme un triste mégot, je roulais avec le sang de cette victime, en direction de la souffrance, je suis prisonnier dans un labyrinthe de miroirs, j’avance, me cogne aux images, à une vie... Je suis tombé de l’arbre il y a quelques jours, et je tombe de sa main maintenant. Et boum, je me cogne de nouveau à un miroir, reflétant la forêt, symbole de liberté et de pureté, je me souviens maintenant de mes origines, la mort pour moi s’est déjà matérialisée en arbre, et en biche d’Artémis. Non je ne suis pas Orion…


Je me remis à rouler, cherchant la fin de ce chemin, un fil d’Ariane coupé, et pourtant j’avance, cherchant désespérément la fin de ce labyrinthe d’un palais asiatique… Me cognant à divers images de ma triste vie, bientôt en compote. Un livre, une écriture libre, une douleur exprimée dans un style anarchique. Et qui ne plait pas, car trop dégouté par le n’importe quoi librement exprimé…


Plus loin, je trouvais un miroir cassé, tenant toujours debout, un don du sang, des traces de sang sur ce fameux miroir, comme un poignet lacéré, coupé et se vidant de son encre noir, eh oui, l’être devient pâle et sans âme, meurt à petit feu dans le silence et l’ennui. La mort est moins douloureuse que cette souffrance… Peu importe les gens s’occupent pas de savoir qui je suis, il n’ose pas me croquer, où alors une fois, juste pour tester, mais ils ont peur que je les empoisonne…


Un miroir m’arrose, m’envoyant une vague, me montrant la mer et l’océan, me rappelant le souvenir d’une nymphe, dévoilant son charme, l’envie de me noyer dans l’inconnu, d’aller vers cet unique univers. Roulant dans la forêt comme sur un rempart, un pirate jonglait avec moi dans sa main gauche, ne sentant plus le gout ou la saveur, il me jeta loin de la tempête maritime, pour me renvoyer dans un monde sous-terrain…


Le manège s’arrêta, il était tard dans la nuit, assis sur mon cheval, je compris que la dernière personne était partie… Je descendis du manège, le froid me fit vaciller, et le train passa comme une luciole dans la nuit… Un asticot me ronge…


Et je continue de rouler…

jeudi 16 octobre 2008

Dans son coffre à jouets...


à lire en écoutant l'un de ces titres:

"Mon envers de moi" de Romane Serda
"Mimi l'ennui" de Renaud
"Derniers baisers" de Laurent Voulzy
"Evidence" de Marilyn Manson
"Parce que c'est toi" d'Axelle Red
"Nemo" de Nightwish


Pleure petit loup, pleure, tu as perdu ton cœur. Tu n’as pas d’âme et tu ne peux donc pas avoir de cœur par conséquent. Je te range dans mon coffre à jouets, je t’oublierai comme une vieille poupée… Ne soit pas triste, tu vas juste vivre dans le noir, la douleur et l’oublie à jamais…

Ta peau m’a servi de bouclier, et de couverture chauffante… Maintenant qu’elle est périmée et complètement abimée, je m’en servirai de descente de lit, ou comme tapis devant ma cheminée. Tu es nu et sans défense, et alors ? Du courage et le poil ça repousse, mais sans la peau, ce n’est plus possible…

Un loup parmi les femmes ? Ce n’est pas possible, tu es une tâche d’encre sur une feuille blanche comme une colombe, tu symbolises la peur et la douleur. Tes yeux océans et ton poil doux, montre que tu es un assassin. Il faut t’abattre, pour mieux vivre…

Si tu étais Dracula, tu aurais pu charmer… Mais tu n’es qu’un simple tyran, qui ne s’amuse qu’à mordre, un simple animal qui n’a pas de cervelle. Tu supprimes la liberté du peuple, et nous rend malheureux, en rodant autour de la princesse de ce village. Eloigne-toi petit loup ou je t’abats…

Ton sang se répands sur le sol, je t'ai blessé, mais pas tué, je te laisse en vie par pitié, et je te laisse le choix de partir loin ou de mourir, mais ne reste pas, ou sinon tu seras abattus plus tôt que prévu…